Notion de base de génétique
Ce qui rend encore plus intéressant la maintenance et l’élevage des boïdés est le nombre incroyable de mutations modifiant les couleurs et les motifs de ces serpents, qui sont génétiquement transmissibles à leur descendance. Pour mieux comprendre ce phénomène quelques notions de génétique sont indispensables.
Les caractéristiques de chaque espèce sont transmises par l’ADN (Acide Désoxyribose Nucléique) présent dans les ovules et les spermatozoïdes de chaque espèce dite « sexuée » (la présence de mâles et de femelles étant obligatoire pour la reproduction de l’espèce).
Chaque séquence d’ADN est constituée de gènes : protéines qui se divisent, se multiplient, s’assemblent pour ainsi former un organisme. Les gènes, eux sont formés de deux paires de « branches » appelées allèles.
Enfin, les chaînes d’ADN sont rassemblées dans différents groupes appelés « chromosomes ».
Pour qu’une mutation apparaisse sur la descendance de l’espèce, il faut qu’il y ait une anomalie sur la séquence ADN des cellules reproductrices d’un des deux parents ou bien des deux.
Quand un spécimen est porteur d’une paire d’allèles identiques sur le même gène, on dit qu’il est « homozygote » et lorsque ses allèles sont différents on dit alors qu’il est « hétérozygote ».
Les mutations récessives
Pour que celle-ci soit visible sur un sujet, il faut que l’animal soit porteur deux allèles identiques sur le même gène (ex : gène Albinos) transmis par les deux parents, ce spécimen sera donc « homozygote Albinos ».
Si par contre, le gène défaillant (ex : Albinos) n’est transmis que par un seul des deux parents, le sujet ne portera qu’un allèle sur le même gène. Il sera donc porteur de la mutation mais celle-ci ne sera pas visible, on dira donc qu’il est « hétérozygote Albinos ».
Les mutations dominantes
Sont des mutations pouvant s’exprimer avec la présence d’un allèle (hétérozygote) ou deux allèles (homozygote) sur le même gène. Ainsi que les spécimens soient hétérozygote ou homozygote, la mutation visible est toujours identique (ex : Spider chez le python regius).
Il peut s’agir également de l’expression « complète » d’un gène co-dominant (voir ci-dessous), c'est-à-dire deux allèles sur le même gène.
Les mutations co-dominantes
Il s’agit de mutations « incomplètes ». En effet pour que celles-ci soient visibles, il n’y a pas besoin de deux allèles identique sur le même gène ainsi un seul allèle transmis par l’un des deux parent suffit à rendre la mutation visible (ex : Tiger chez broghammerus reticulatus).
Toutefois, quand on croise deux porteurs d’un même gène co-dominant entre eux, une partie de la descendance porte donc deux allèles sur ce gène (individus homozygotes), la mutation devient alors « complète » (ex : Super Tiger) et deviennent donc des formes de mutation dominante.
Les mutations sauvages et les combos
Les mutations sauvages souvent appelées « wild morph » ne sont ni plus ni moins que des boides porteurs de tares génétiques affectant les motifs, les couleurs voire les deux et souvent condamnés à mourir en milieu naturel. Ces animaux sont généralement issus de captures ou de naissances fortuites en farming.
Il s’agit donc des mutations de base : Albinos, Hypomélanistique, Pastel, Tiger…
Les mutations appelées combos ou « designer morph » sont issues de croisement entre ces mutations sauvages.
Elles sont le fruit du travail effectué par les éleveurs consistant donc à créer de nouvelles mutations à partir de mutations génétiques déjà existantes.
Pour les pythons regius retrouvez sur www.worldofballpythons.com la liste complète (avec photos) des mutations recensé jusqu'à ce jour.
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